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Historique

Le site d'Amay est déjà occupé à l'époque néolithique. Du Ier au IVe siècles, c'est un vicus important dont l'origine peut être mise en rapport avec la construction de la route de Tongres-Arlon. Ce bastion contrôle le passage de la Meuse.

Les Francs succédèrent aux Belgo-Romains. En 1979, on mettra au jour dans le choeur de la Collégiale un magnifique sarcophage, datant du VIIe siècle, celui de sancta Chrodoara. Le nom d'Amay est connu dès 636, sous le règne de Dagobert Ier. La paroisse d'Amay remonte au moins au VIIe siècle. Jusqu'au Concordat, cette paroisse n'a pas fait partie d'un archidiaconé et d'un doyenné. Elle était incorporée au chapitre de chanoines séculiers attaché à l'église collégiale. Cette église, vouée à sainte Ode, fut reconstruite, vers 1089, sous le règne de l'évèque Henri de Verdun, en style roman de type rhénan.     
Outre Amay, la paroisse comprenait Ampsin, Fize-Fontaine, Jehay, Rogerée, Ombret et Rausa. Amay était une seigneurie ecclésiastique. Elle dépendait, jusqu'en 1288, de la mense épiscopale. A cette date, Jean de Flandre céda Amay au chapitre cathédrale en échange du domaine de Jupille mais garda le droit de faire rendre justice en son nom. En 1310, Thibaut de Bar concéda au chapitre le droit de nommer les membres de la Cour de Justice. Deux chanoines, chargés de l'administration, s'intitulaient seigneurs d'Amay. La seigneurie comprenait, outre Amay, Ampsin, Bodegnée et Fize-Fontaine. L'avouerire constituait un fief relevant de la Cour féodale de Grand-Modave. Dès le XVIe siècle, cette charge appartient à la famille de Rochelée, dite le Perilleux. Le 26 septembre 1842, le territoire d'Ombret-Rawsa fut séparé d'Amay et érigé en commune distincte.

Le village eut à souffrir des guerres des XVIIe et XVIIIe siècles. En 1694-1695, il fut fourragé par les troupes françaises. De 1746-1748, la population eut à subir de lourdes réquisitions. Il existait sur le territoire de la commune des alunières florissantes qui, jusqu'au régime hollandais, occupaient de 140 à 160 ouvriers. Au début du XIXe siècle, l'exploitation de la houille emploie 4 personnes mais elle périclite rapidement. La vigne y était également cultivée avec succès. A la fin du XIXe siècle, des carrières de pierres calcaires et de sable, des briqueteries et une tuilerie sont ouvertes. L'accroissement de la population de 1846 à 1960 est de 208%. D'après le recensement de 1947, la production et la distribution d'électricité occupe 88 personnes et l'industrie des minéraux non métalliques donne du travail à 261 ouvriers. En 1961, 85% des travailleurs étaient occupés dans la région industrielle de Liège. En 1970, on y compte encore des ateliers de fabrication métallique et le secteur de la construction emploie 137 personnes. Au début des années 70, un zoning industriel de 66 ha y a été créé.

Extrait de Communes de Belgique - dictionnaire d'histoire et de géographie administrative de Hervé HASQUIN - La Renaissance du Livre - 1983.