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Protégeons les abeilles

Depuis quelques années, on constate la disparition progressive des abeilles. Or, ces insectes pollinisateurs nous rendent bien des services. C'est à elles que nous devons toute la diversité de nos fruits et légumes et plus encore, la biodiversité dans nos jardins et nos forêts.

Afin de lutter contre cette disparition, la Commune d'Amay s'est engagée dans le cadre du "Plan Maya", notamment à installer des hôtels à insectes, des bacs de plantes aromatiques, à réaliser des plantations de fleurs mellifères et des cimetières natures.

En tant que citoyen, vous pouvez aussi contribuer au retour des insectes pollinisateurs dans les jardins en procédant à quelques aménagements en faveur des abeilles solitaires au jardin.

Les abeilles ont parfois mauvaise réputation. On les associe à la piqure douloureuse provoquée par leur dard.

Contrairement à l’abeille sociale (abeille mellifère de nos ruches) qui peut piquer pour protéger son nid, il y a très peu de risques de se faire piquer par une abeille solitaire. Chez cette espèce, il n’y a pas de quantités importantes de couvain ni de réserves de miel. Il n’existe pas de Reine, puisque les abeilles solitaires, comme le dit bien leur nom, vivent seules. La femelle pond une dizaine d’œufs qu’elle ne verra même pas éclore ! Elle passe son temps à récolter du pollen et du nectar pour la nourriture de sa future progéniture. Autant dire qu’elle n’est pas souvent au nid, et d’ailleurs, des insectes parasites en profitent bien souvent.

Je suis rassuré.

Est-ce que j’aurai du miel ?

Non !  Seules les abeilles mellifères (une espèce d’abeilles, Apis mellifera, parmi des centaines d’autres) produisent du miel. Les abeilles solitaires émergent au printemps et, très vite, s’accouplent. Puis, la femelle trouve un nid et y construit des cellules pleines de nourriture et pond dans chaque cellule, un œuf. Une fois sa mission accomplie, après quelques semaines, la femelle meurt. Les œufs éclosent dans les cellules, se nourrissent du « pain de pollen », puis font leur cocon. Et il faut attendre le printemps prochain pour que les adultes sortent. Pas besoin de miel ! 

Désolés donc pour les fins gourmets, il faudra chercher le miel chez l’apiculteur.

Mais alors, à quoi ça sert d’avoir des abeilles solitaires ?

C’est une question de biodiversité !  Chaque être vivant a sa place dans la nature. Si un chaînon manque, l’écosystème entier est perturbé. Einstein disait : «Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre». Pourquoi ? Les abeilles sont des insectes pollinisateurs. Ils assurent la fécondation de nombreuses plantes, notamment des plantes potagères et des fruitiers. Pas de fécondation, pas de fruit, pas de graines… Il restera peu à manger, pour nous et pour les herbivores.

Où puis-je installer mes nichoirs à abeilles solitaires ?

Pour que vos nichoirs soient occupés par les abeilles, il faut absolument qu’ils soient bien exposés au soleil. Les abeilles solitaires les plus courantes volent tôt dans la saison, au moment où les matinées sont encore froides. Les adultes ont besoin de se réchauffer pour récolter pollen et nectar. Par ailleurs, les larves se développeront un peu plus vite dans un nichoir plus chaud, ce qui leur donne de meilleures chances de survie.

Installez vos nichoirs dans un endroit calme, où vous ne les dérangerez pas. Quelques fois, il sera utile de protéger le nichoir contre les oiseaux (pics, mésanges…). Placez alors un treillis devant le nichoir. Les mailles ne doivent pas être trop petites, pour ne pas déranger les abeilles.

Le gîte… et le couvert !

Les abeilles prospectent dans un rayon de 50 m à  500 m (suivant la taille de l’abeille) pour trouver de la nourriture. Veillez à ce qu’elles disposent d’une diversité maximale de plantes mellifères, culinaires et aromatiques : sauge, mélisse, fenouil, thym, origan, lavande, romarin. N’oublions pas non plus les arbres et arbustes sauvages tels que les érables, les saules, les fruitiers, les arbustes à baies (épine noire, aubépine, cornouiller, églantier) qui constituent aussi des sources de nourriture très convoitées.

Vous ne disposez pas d’un jardin ?

Certaines plantes comme l’orpin se développent volontiers sur les toits plats ou en pots. 

Mais surtout, bannissons les pesticides au jardin !