Aller au contenu. | Aller à la navigation

Navigation

Navigation
Menu de navigation
Actions sur le document
Vous êtes ici : Accueil / Ma commune / Citoyenneté / Manifestations patriotiques / Commémorations du 8 mai / Commémorations de la Libération 40-45

Commémorations de la Libération 40-45

C’est sous un beau et grand soleil que les commémorations de la Libération 40-45 ont eu lieu ce lundi 9 mai.

Une occasion de rappeler combien la paix est précieuse et doit le rester... alors qu’à nos frontières européennes, le peuple ukrainien vit en état de guerre.
Notre échevin des manifestations patriotiques, Luc Huberty s'est joint au Collège et à nos porte-drapeaux amaytois ce matin pour rendre hommage aux victimes de guerre ainsi qu’aux hommes et aux femmes qui ont œuvré pour la Paix.

Ils ont rallié les différents points de commémoration (Monument aux Morts d’Ampsin, Monument aux Morts de Jehay et Grand Place d’Amay).
Chaque étape de recueillement était ponctuée par la lecture du discours rédigé pour l'occasion par notre échevin manifestations patriotiques.

Luc Huberty, a fait un parallèle à travers son discours avec ce qui se passe actuellement en Ukraine où la guerre n’a pas pu être évitée et où à nouveau des milliers d'innocents sont sacrifiés au nom du pouvoir et de l'argent. Il a mis en avant également la générosité de cœur des Amaytois qui ont accueilli les réfugiés ukrainiens qui ont dû fuir leur pays du jour au lendemain.

L’Administration communale se joint au Collège pour remercier tous les enfants et l’ensemble des participants pour ce bel hommage !

Voici quelques photos qui illustrent son discours

Le 8 mai n'est pas qu'un jour férié. C'est l'une des plus importantes dates de notre histoire. Après la chute du troisième Reich quelques jours plus tôt, les représentants du Haut Commandement allemand signent un l'acte de capitulation à Berlin le 8 mai 1945. C'est la fin de la seconde guerre mondiale, la fin de ces combats sanglants qui virent périr près de 100.000 belges, militaires et civils confondus.

A cette date, nous rendons hommage à toutes ces victimes innocentes et au courage de celles et ceux qui, au nom de la liberté et de l'Amour de leur pays, ont combattu l'ennemi jusqu'à leur dernier souffle. Ils sont notre passé et nous sommes leur avenir, nous qui honorons aujourd'hui ces fervents défenseurs de notre indépendance.

Lorsque l'armistice fût signée, le monde voulut croire que cette guerre serait la dernière, que tous avaient retenu la leçon, que dorénavant les problèmes géo-politiques seraient réglés par des compromis diplomatiques. Ces cinq ans avaient été tellement meurtriers et destructeurs qu'on aurait pu penser qu'aucun dirigeant, dans notre société évoluée, avec des moyens de communication et d'information toujours plus performants, ne lancerait une offensive armée contre un autre état, prenant le risque de voir la paix mondiale menacée.

Et pourtant, aujourd'hui, nous assistons à une opération militaire, puisque ce sont les mots employés à l'heure actuelle, où à nouveau des milliers d'innocents sont sacrifiés au nom du pouvoir et de l'argent. Nous tremblons en suivant cette actualité qui fait craindre un enlisement désastreux pour le monde tout entier.

Comment accepter que les grands de ce monde ne trouvent pas de solution pacifique à leurs différends ? Comment ne pas être révoltés et horrifiés de constater que les êtres humains soient utilisés comme "bouclier", "monnaie d'échanges" ou qu'on dénombre leurs disparitions comme les points accumulés lors d'un immense jeu de stratégie.

Et devant cette folie meurtrière, nous nous sentons impuissants, avec le sentiment que nous ne pouvons que subir des décisions semblant uniquement basées sur la mégalomanie sans borne de ceux qui les prennent. La liberté ne devrait pas être défendue par la guerre, c'est un non-sens, elle devrait faire l'objet de discussions constructives où les besoins des uns, et des autres, seraient pris en considération afin que tous puissent évoluer dans un environnement qui leur conviendrait. C'est une utopie, visiblement, car c'est toujours par la force que les questions qui fâchent se règlent dans notre société moderne. C'est atrocement triste et révoltant, et surtout très anxiogène.

Comme je le disais un peu plus tôt, nous nous sentons impuissants, nous craignons pour nos vies, notre liberté, nos droits et surtout pour l'avenir de nos enfants.

Personnellement, je pense que nous avons un rôle important à jouer, en montrant une solidarité sans faille à ces victimes innocentes. A Amay, c'est chose faite. Une vingtaine d’ukrainiens ont été accueillis et autant d’enfants ayant fui leur pays ont pu être intégrés à nos écoles. Vous, les enfants amaytois, et vous, enseignants faites preuve d'une incroyable bienveillance pour permettre à ces jeunes arrachés à leur quotidien de se sentir chez eux. Votre gentillesse et votre générosité me rendent fier et me permettent de croire en l'avenir. C'est de ça dont le monde a besoin, moins d'égoïsme et plus d'altruisme, c'est la recette pour qu'un jour enfin, le mot "guerre" ne puisse plus être utilisé que dans des phrases conjuguées à l'imparfait.