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Plan Maya

"Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre" aurait dit Albert Einstein.

Il est envisageable que l'effet boule de neige de la disparition des abeilles sur les autres espèces, végétales et animales, menace à terme la survie de l'espèce humaine.

Qui n’a pas eu droit à l’école au cycle de développement de l’abeille ou à la fécondation des fleurs par une abeille? Qui n’a jamais eu « un remède de grand-mère » à base de miel pour contrer une vilaine toux ou une grippe ?

Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. Ce sont des insectes pollinisateurs, c'est-à-dire qu'elles transportent le pollen (élément mâle) des fleurs qu'elles butinent sur le pistil d'autres fleurs (élément femelle), ce qui permet la fécondation et la reproduction des espèces végétales.

L'activité de pollinisation des abeilles est essentielle à l'agriculture : la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices, du café et du cacao bénéficient de l'activité pollinisatrice des insectes.

Selon une étude scientifique, 35 % de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs. Ils permettent la fécondation et la reproduction de plus de 80% des espèces végétales.

A côté de l’abeille domestique bien connue, ce n’est pas moins de 350 espèces d'abeilles sauvages et bourdons qui butinent les fleurs au travers de notre Wallonie.

C’est surtout la diminution des ressources alimentaires qui est en cause dans cette situation alarmante. Le pollen est l’unique source de protéines pour les abeilles. Elles en consomment chaque jour une quantité importante. L’alimentation en pollen des larves et des jeunes abeilles influe directement sur le développement des organes, la taille, la durée de vie des abeilles ouvrières et leur défense immunitaire.

Les abeilles ont donc besoin de pollen en quantité, en diversité et en qualité.

Il est donc impératif de reconstituer dans nos paysages des espaces riches en plantes mellifères et dénués d’utilisation de pesticides autant que possible.

La Belgique comme de nombreux autres pays est confrontée à ce triste et inquiétant phénomène. Pour tenter de l'enrayer sur le territoire wallon, le gouvernement wallon a adopté un plan baptisé "MAYA" auquel le Collège communal a décidé d’adhérer.

Concrètement, ce projet vise à favoriser la biodiversité et plus particulièrement les abeilles en menant des actions positives en faveur de notre patrimoine naturel. Ce projet régional rentre parfaitement dans la politique communale menée depuis plusieurs années par le service communal de l’Environnement et par les bénévoles du Plan Communal de Développement de la Nature.

L’engagement de la commune s’étale sur 3 ans et elle doit mener des actions concrètes.

Dès la première année :

  • Réaliser chaque année des plantations ou semis de végétaux mellifères sur le territoire communal : arbres fruitiers, prés fleuris ou haies mellifères;
  • Organiser une rencontre annuelle entre la commune et les apiculteurs de la commune voire des associations de défense de l’apiculture, afin d’identifier ensemble les attentes de chacun, les éventuels problèmes et de parvenir à des solutions;
  • Mettre en place une campagne annuelle de sensibilisation des enfants et des adultes par le biais des moyens de communication propres à la commune (bulletin communal, courrier « toutes boîtes », exposition,…);
  • Instaurer une semaine de l’abeille (au moins par période de trois ans).


Dès la seconde année :

  • Incorporer dans les fleurissements réalisés par la commune (parterres communaux, bacs à fleurs, parcs publics,…) un pourcentage d’au moins 20% de fleurs mellifères, également pour les années à venir;
  • Inventorier et mettre des sites à disposition pour le dépôt de ruches par les apiculteurs;
  • Inscrire la commune dans la Convention « Bords de routes-Fauchage tardif » avec pour objectif tant pour les nouvelles conventions que les anciennes de réserver certaines zones avec un objectif particulier de fleurissement naturel (ramassage du foin, sursemis de fleurs,…).


Dès la troisième année :

  • Adopter un plan de réduction voire d’abandon de l’utilisation des pesticides sur les espaces gérés par la commune;
  • Etablir un plan de gestion différenciée des espaces verts sur la commune et une formation du personnel à cette fin.


La commune d’Amay participe déjà activement à cette politique et elle va, grâce au plan Maya, accentuer des actions favorables à la préservation des insectes butineurs.
Vous êtes apiculteur ou vous souhaitez le devenir : faites-vous connaître dès à présent.

Si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires sur le Plan Maya ou le Plan Communal de Développement de la Nature, veuillez contacter Didier Marchandise, Conseiller en Environnement, au 085/316 615 ou par courriel : ZGlkaWVyLm1hcmNoYW5kaXNlQGFtYXkuYmU=