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Tiques maladie de Lyme

C’est l’été, le temps de se balader dans les bois, dans les hautes herbes… qu’affectionnent également les tiques, ces petits acariens porteurs pour une partie de la maladie de Lyme aux conséquences parfois lourdes pour notre santé. Comment s’en prémunir ?  

Le Lyme, qu’est-ce que c’est ?

La maladie de Lyme (ou Borréliose de Lyme) est une maladie infectieuse causée par des bactéries, soit des micro-organismes, dénommées Borrelia. Ces bactéries sont transmises à l’homme par morsure de tique infectée, ce petit acarien est actif essentiellement entre juin et octobre, dans les hautes herbes, les bois, etc. Notons qu’il n’y a heureusement pas de risque de transmission de la maladie entre humains.
La Borréliose de Lyme est reconnue comme maladie professionnelle.
Anecdote : le nom de Lyme vient de la ville « Old Lyme », dans le Connecticut (USA), où la maladie a été identifiée en 1975.

Quels sont les symptômes de la maladie ?

La maladie est souvent asymptomatique, ce qui n’aide évidemment pas à la diagnostiquer. Lorsqu’elle est accompagnée de symptômes, il s’agit le plus souvent d’érythème migrant, soit une sorte d’anneau rouge, avec ou sans centre clair, d’évolution centrifuge et qui s’étend. Mais d’autres symptômes peuvent se manifester : dermatologiques, neurologiques, articulaires et plus rarement cardiaques ou ophtalmiques. Les symptômes couvrent donc un large panel et peuvent parfois apparaître jusqu’à des années après la morsure.
Dans une majorité de cas, on peut traiter la maladie de Lyme. Les antibiotiques s’avèrent alors efficaces, surtout lorsque le traitement est administré sans tarder. Aux derniers stades de la maladie, l’accompagnement thérapeutique peut toutefois être difficile et certains symptômes risquent de persister. Nous vous renvoyons sur ce point vers votre médecin pour tout complément d’information.

Qui est plus à risque ?

Les personnes les plus à risque sont celles qui, par leur profession ou leurs loisirs, sont en contact régulier avec la nature : secteurs de la foresterie, de l'agriculture, de la construction, de l'aménagement paysager, de la gestion des parcs ou de la faune.
De même que les vétérinaires et toute personne travaillant en contact avec des animaux susceptibles de transporter des tiques, y compris les animaux domestiques, comme les chiens et les chats, et les animaux de la ferme, comme les chèvres, les vaches, les chevaux, etc. Les cibles potentielles sont donc nombreuses.

Quelle est l’incidence en Belgique ?

Le nombre de cas rapportés de l’infection à Borrelia pour les tiques en Belgique en 2018 est estimé à 13,9 %. Si le risque est bien réel, les données récentes de surveillance (juin 2018) ne montrent pas d’augmentation de l’incidence en Belgique. Mais chaque année, 10.000 personnes consultent un généraliste pour un érythème migrant et 200 à 300 personnes sont hospitalisées avec un diagnostic d’infection à Borrelia. La vigilance reste donc de mise mais pas la panique.

Comment diminuer les risques ?

De manière préventive

  • Bien entretenir la pelouse et le terrain pour éviter la présence de tiques à proximité de la maison ou du lieu de travail ;
  • Eviter les zones à densité de tiques élevée.
  • Si vous parcourez des espaces à risque
  • Mettre des vêtements couvrant les bras et les jambes, des chemises ajustées au poignet et des bas de pantalon entrés dans les bottes ou les bas. Les vêtements clairs permettent de repérer plus facilement les tiques ;
  • Porter des chaussures fermées ;
  • Appliquer des répulsifs de type DEET toutes les 2 heures sur les vêtements et la peau (éviter visage et mains) ;
  • Emprunter les sentiers battus, à distance des buissons et hautes herbes.

Après l’exposition au risque

  • Inspecter minutieusement la peau après toute exposition (balade en forêts, hautes herbes, etc.) ;
  • Prendre une douche ou un bain dans les deux heures suivant toute activité en plein air pour enlever les tiques non attachées.

Si une tique s’est accrochée à votre peau

  • Détacher au plus vite la tique, dans les 24 heures idéalement, avec une pince à tiques. Le risque de transmission de la bactérie augmente en effet avec la durée d'attachement de la tique infectée. Il n’y a toutefois pas de risque de transmission de la maladie entre humains ;
  • Conserver la tique dans un petit contenant hermétique pour d'éventuelles analyses ;
  • Désinfecter la zone de retrait de la tique.

A moyen terme

  • Surveiller la manifestation de tout symptôme pendant 30 jours (essentiellement érythème et signes grippaux) ;
  • Ne pas hésiter à consulter si nécessaire.

Sandrine MATHEN
Secouriste Croix Rouge


Sources :
Agence pour une Vie de Qualité, Borréliose de Lyme, juin 2018
Borrelia Burgdorferi, Futuria-sciences.com
Maladie de Lyme, Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail