Travaux de voirie rue des Trois Soeurs
Un chantier majeur pour améliorer durablement notre cadre de vie
Les travaux actuellement menés sur le territoire communal constituent un investissement important pour notre commune et pour l’avenir de ses infrastructures.
D’un montant de 1.329.234,67 € TVAC, ce chantier mobilise des moyens publics conséquents et vise bien plus qu’une simple remise à neuf de la chaussée : il s’agit de repenser durablement l’espace public, d’améliorer les réseaux et de mieux répondre aux besoins de l’ensemble des usagers.
Entretien ou réfection complète : deux types de travaux très différents
Lorsqu’une voirie doit être remise en état, il est important de distinguer les travaux d’entretien d’une réfection complète.
Les travaux d’entretien consistent principalement à rénover la couche d’usure de la chaussée, à remplacer certains éléments en béton détériorés et à améliorer ponctuellement les accotements. Leur coût moyen se situe entre 65 et 90 € par m².
Une réfection complète représente une intervention d’une tout autre ampleur. Elle nécessite d’analyser l’ensemble de la voirie et de son environnement : présence et état des égouts, stabilité du sous-sol, circulation, vitesse, stationnement, déplacements des piétons et des cyclistes, mais aussi végétalisation et qualité des espaces publics.
Autrement dit, il ne s’agit plus simplement de « refaire la route », mais de repenser l’utilisation de la voirie dans son ensemble.
Le coût moyen d’une telle intervention est estimé entre 450 et 550 € par m².
Un chantier qui concerne aussi les réseaux souterrains
Avant de pouvoir rénover la voirie, plusieurs interventions doivent être réalisées par les gestionnaires des différents réseaux. Ces travaux, parfois peu visibles pour les citoyens, sont pourtant indispensables à la qualité et à la pérennité du projet.
Les interventions des impétrants comprennent notamment :
- le remplacement des raccordements à l’égout ;
- la réparation et l’amélioration du collecteur existant ;
- le remplacement des compteurs d’eau par la SWDE ;
- la pose par Proximus des gaines destinées à la fibre optique ;
- l’installation de la fibre optique de part et d’autre de la voirie dans la future zone de rencontre ;
- l’approfondissement des câbles téléphoniques ;
- l’approfondissement de la conduite de gaz par RESA entre les numéros 33 et 29B.
Ces interventions permettent de profiter de l’ouverture de la voirie pour moderniser plusieurs réseaux en une seule opération, plutôt que de devoir rouvrir la chaussée ultérieurement.
Un investissement de plus de 1,3 million d’euros
Le marché de travaux a été attribué à l’entreprise LOISEAU, située à Engis, pour un montant de 1.127.864,05 € HTVA, soit 1.329.234,67 € TVAC.
Le projet a été conçu avec l'accompagnement du bureau d’études ECAPI, situé à Bas-Oha.
Compte tenu de ce montant, il est légitime que les citoyens s’interrogent sur la nature et la portée de l’investissement. Celui-ci doit être considéré sur le long terme : la Commune ne finance pas uniquement un nouveau revêtement, mais un ensemble d’aménagements comprenant la voirie, les trottoirs ou espaces partagés, les réseaux, la mobilité et la sécurisation des déplacements.
Phase 1 : une voirie entièrement rénovée et une meilleure place pour les cyclistes
La première phase s’étend du croisement de la rue Saule Gaillard (N614) et de la rue des Trois Sœurs jusqu’au croisement de la rue Grand Viamont et de la rue des Trois Sœurs.
Elle comprend une rénovation complète de la voirie avec :
- le renouvellement de la chaussée ;
- la réfection des éléments linéaires ;
- la rénovation des trottoirs ;
- l’aménagement de bandes cyclables suggérées de couleur ocre.
L’objectif est d’offrir une voirie rénovée, plus confortable et plus lisible pour les différents usagers.
Cette phase a été finalisée en juillet 2026.
Phase 2 : une zone de rencontre pour partager autrement l’espace public
La seconde phase, qui a démarré à la mi-août 2026, concerne le tronçon entre la rue Grand Viamont et la rue Viamont.
Ici, le projet va plus loin avec la création d’une zone de rencontre. Ce choix répond à une réalité de terrain : la largeur disponible est limitée et crée actuellement des conflits potentiels entre piétons, cyclistes et véhicules.
Dans une rue aussi étroite, maintenir des trottoirs répondant aux exigences réglementaires tout en conservant une largeur suffisante pour la circulation automobile n’est pas possible. Plutôt que de juxtaposer des espaces trop étroits pour chaque catégorie d’usagers, le projet prévoit donc un espace public partagé.
Dans une zone de rencontre, les piétons peuvent circuler sur l’ensemble de la voirie. Les conducteurs doivent quant à eux adapter leur comportement et respecter une vitesse maximale de 20 km/h, voire réduire davantage leur vitesse lorsque les circonstances l’imposent.
L’objectif est de favoriser une circulation plus apaisée et d’accorder une attention particulière aux usagers les plus vulnérables.
Concrètement, qu’est-ce qui va changer ?
Plusieurs aménagements sont prévus pour donner à cette zone de rencontre sa fonction et encourager naturellement une réduction de la vitesse :
- un plateau surélevé marquera l’entrée de la zone et incitera les automobilistes à ralentir ;
- les trottoirs seront supprimés au profit d’un aménagement de plain-pied ;
- les eaux de ruissellement seront évacuées par un filet d’eau central ;
- des dispositifs de modération de la vitesse seront installés tout au long de la rue : chicanes, rétrécissements ponctuels et plateaux surélevés ;
- le stationnement sera organisé au moyen d’emplacements clairement délimités, notamment grâce à une différence de couleur du revêtement ;
- de nouvelles plantations seront réalisées sur l’ensemble du linéaire.
Pour garantir la résistance de cet espace partagé, un coffre de voirie identique sera réalisé sur toute la largeur de l’aménagement.
Pourquoi investir autant dans une voirie ?
Un chantier de cette ampleur peut naturellement susciter des questions, notamment en raison de son coût. La réponse réside dans la différence entre une réparation ponctuelle et une réfection complète.
Lorsqu’une voirie est entièrement reconstruite, la commune intervient simultanément sur plusieurs composantes : structure de la chaussée, réseaux d’égouttage, mobilité, sécurité, stationnement, cheminements piétons et cyclables, gestion des eaux et végétalisation.
Cet investissement permet également de coordonner les interventions des différents gestionnaires de réseaux et d’éviter, autant que possible, que la même voirie soit successivement ouverte pour l’égouttage, l’eau, le gaz, les télécommunications puis la chaussée.
Il s’agit donc d’un chantier conséquent, parfois contraignant pendant sa réalisation, mais destiné à produire un bénéfice durable pour les habitants et pour l’ensemble des usagers.
Un chantier pensé pour les prochaines décennies
Au-delà du nouveau revêtement, ce projet vise à rendre la voirie plus sûre, plus fonctionnelle et mieux adaptée aux usages actuels et futurs.
La création d’aménagements cyclables, l’intégration des piétons dans la zone de rencontre, la modération de la vitesse, l’organisation du stationnement, la plantation de végétaux et la modernisation des réseaux répondent à une même volonté : utiliser au mieux un espace public limité tout en améliorant sa qualité.
Les travaux représentent ainsi un investissement important de la collectivité, mais aussi une occasion de rénover durablement les infrastructures communales et de préparer la voirie aux besoins des générations futures.
En bref, le chantier de la rue des Trois Sœurs, c’est :
Montant du marché : 1.127.864,05 € HTVA - Montant TVAC : 1.329.234,67 €
Bureau d’études : ECAPI - Entreprise : LOISEAU
Droit de tirage* : La Région wallonne
Deux phases de rénovation complète
Égouttage, eau, gaz et télécommunications modernisés - Pose de gaines et déploiement de la fibre optique
Création d’une zone de rencontre limitée à 20 km/h - Aménagements cyclables, dispositifs de ralentissement et nouvelles plantations
* Le droit de tirage est un principe qui consiste à accorder pour une période déterminée à chaque commune une « dotation » leur permettant de réaliser certains types d'investissements. Ce mécanisme de financement de la Région wallonne s’effectue via le Plan d'investissement mobilité active communal et intermodalité (PIMACI).
Source : Union des Villes et des Communes Wallonnes