Passer au contenu Passer au pied-de-page

Plan Maya

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un article ne sorte de presse ou que les réseaux sociaux ne s’activent sur la disparition des abeilles.
Le cri des apiculteurs qui connaissent des pertes régulières de leurs ruches après chaque hiver, est entendu.

Les causes ? Les parasites, la pollution, l’interaction avec les pesticides ou bien encore la fragmentation des habitats et le manque de nourriture.
Ces facteurs influencent la « bonne santé » des populations des abeilles domestiques, mais aussi des autres pollinisateurs tels que les abeilles sauvages et les papillons.
Moins connues du public, les abeilles sauvages avoisinent tout de même les 400 espèces en Belgique ! Toutes aussi utiles pour la bonne pollinisation de nos fleurs, ces espèces «nichent» dans le sol, occupent les interstices des vieux murs ou affectionnent les galeries creusées dans le vieux bois.
Certaines butinent tous types de fleurs présentes dans leur environnement. D’autres ne visitent qu’une famille de fleurs voire même une seule espèce de plante, ce qui les rendent encore plus fragiles.
Chaque citoyen a aussi l’opportunité d’aider, à son échelle, à la sauvegarde de ces insectes bien utiles.

Le Plan Maya lancé par le Gouvernement wallon encourage les communes à réaliser des aménagements favorables aux pollinisateurs. 

Ainsi, le SPW (Service public de Wallonie) soutient les communes qui s’engagent, sur base volontaire, à répondre aux attentes du Plan Maya. Les communes « Maya », sont amenées à planter des haies composées d’essences indigènes mellifères, à semer des prairies fleuries riches en espèces mellifères ou à planter arbres et vergers pour accroître la ressource nourricière des pollinisateurs.
Le fleurissement des parcs publics, des abords d’entreprises et des jardins privés offrirait une source de nourriture indispensable au maintien de ces insectes utiles.

Et si l’on repensait la conception de notre jardin pour offrir le gîte et le couvert à nos précieux pollinisateurs ?

Pour vous aider, un guide technique intitulé «Vers un fleurissement favorable aux pollinisateurs»* a été édité. Il s’adresse tant aux pouvoirs publics qu’aux citoyens soucieux de donner un coup de pousse à la nature.

Ce guide contient 100 fiches descriptives de plantes qui sont présentées pour aider au choix des compositions des massifs fleuris utiles aux pollinisateurs.
Les plantes mellifères décrites sont classées par période de floraison. Cela permet de compléter son assortiment de plantes pour couvrir une floraison sur toute la saison de végétation.

Auteur de l’article : Pascal Colomb de l’asbl Ecowal

* Guide rédigé par Nicolas Vereecken, Docteur en Sciences Zoologiques de l’ULB et spécialiste des abeilles sauvages en collaboration étroite avec l’asbl ECOWAL (http://www.ecowal.be), mandatée par le SPW et spécialisée dans la conception des espaces verts favorables à la biodiversité ainsi que dans la végétalisation des cimetières.

Vers un fleurissement favorable aux pollinisateurs

Naissance du Plan Maya

Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre

aurait dit Albert Einstein.

 Il est envisageable que l'effet boule de neige de la disparition des abeilles sur les autres espèces, végétales et animales, menace à terme la survie de l'espèce humaine.

Qui n’a pas eu droit à l’école au cycle de développement de l’abeille ou à la fécondation des fleurs par une abeille? Qui n’a jamais eu « un remède de grand-mère » à base de miel pour contrer une vilaine toux ou une grippe ?

Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. Ce sont des insectes pollinisateurs, c'est-à-dire qu'elles transportent le pollen (élément mâle) des fleurs qu'elles butinent sur le pistil d'autres fleurs (élément femelle), ce qui permet la fécondation et la reproduction des espèces végétales.
L'activité de pollinisation des abeilles est essentielle à l'agriculture : la majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d'épices, du café et du cacao bénéficient de l'activité pollinisatrice des insectes.
Selon une étude scientifique, 35 % de la production mondiale de nourriture est directement dépendante des pollinisateurs. Ils permettent la fécondation et la reproduction de plus de 80% des espèces végétales.

C’est surtout la diminution des ressources alimentaires qui est en cause dans cette situation alarmante. Le pollen est l’unique source de protéines pour les abeilles. Elles en consomment chaque jour une quantité importante. L’alimentation en pollen des larves et des jeunes abeilles influe directement sur le développement des organes, la taille, la durée de vie des abeilles ouvrières et leur défense immunitaire.
Les abeilles ont donc besoin de pollen en quantité, en diversité et en qualité.
Il est donc impératif de reconstituer dans nos paysages des espaces riches en plantes mellifères et dénués d’utilisation de pesticides autant que possible.
La Belgique comme de nombreux autres pays est confrontée à ce triste et inquiétant phénomène. Pour tenter de l'enrayer sur le territoire wallon, le gouvernement wallon a adopté un plan baptisé "MAYA" auquel le Collège communal a décidé d’adhérer.

Concrètement, ce projet vise à favoriser la biodiversité et plus particulièrement les abeilles en menant des actions positives en faveur de notre patrimoine naturel. Ce projet régional rentre parfaitement dans la politique communale menée depuis plusieurs années par le service communal de l’Environnement et par les bénévoles du Plan Communal de Développement de la Nature.

L’engagement de la commune s’étale sur 3 ans et elle doit mener des actions concrètes.

Dès la première année :

  • Réaliser chaque année des plantations ou semis de végétaux mellifères sur le territoire communal : arbres fruitiers, prés fleuris ou haies mellifères;
  • Organiser une rencontre annuelle entre la commune et les apiculteurs de la commune voire des associations de défense de l’apiculture, afin d’identifier ensemble les attentes de chacun, les éventuels problèmes et de parvenir à des solutions;
  • Mettre en place une campagne annuelle de sensibilisation des enfants et des adultes par le biais des moyens de communication propres à la commune (bulletin communal, courrier « toutes boîtes », exposition,…);
  • Instaurer une semaine de l’abeille (au moins par période de trois ans).

Dès la seconde année :

  • Incorporer dans les fleurissements réalisés par la commune (parterres communaux, bacs à fleurs, parcs publics,…) un pourcentage d’au moins 20% de fleurs mellifères, également pour les années à venir;
  • Inventorier et mettre des sites à disposition pour le dépôt de ruches par les apiculteurs;
  • Inscrire la commune dans la Convention « Bords de routes-Fauchage tardif » avec pour objectif tant pour les nouvelles conventions que les anciennes de réserver certaines zones avec un objectif particulier de fleurissement naturel (ramassage du foin, sursemis de fleurs,…).

Dès la troisième année :

  • Adopter un plan de réduction voire d’abandon de l’utilisation des pesticides sur les espaces gérés par la commune;
  • Etablir un plan de gestion différenciée des espaces verts sur la commune et une formation du personnel à cette fin.

La commune d’Amay participe déjà activement à cette politique et elle va, grâce au plan Maya, accentuer des actions favorables à la préservation des insectes butineurs.

Vous êtes apiculteur ou vous souhaitez le devenir : faites-vous connaître dès à présent.

Si vous souhaitez obtenir des informations complémentaires sur le Plan Maya ou le Plan Communal de Développement de la Nature, veuillez contacter Didier Marchandise, Conseiller en Environnement, au 085/316 615 ou par courriel : [email protected]